TUBAKA

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Autres graphies rencontrées : Toubaka - Touba - Nanibaly
 
Type d'interprétation et d'accordature spécifique sur la kora :
 
Cet air se joue généralement en SautaEn savoir plus sur l'accordature Sauta... ou en Tomora MesengEn savoir plus sur l'accordature Tomora Meseng... 
 
Griots du Haut-Sénégal- Col. FREY, Côte occidentale d'Afrique -1890 - Gallica (Bnf)

dot « Tubaka » veut dire « habitants de T(o)uba » ; il existe plusieurs villes nommées « Touba » en Afrique de l'Ouest ; il y a la célèbre « Touba » du Sénégal, la ville sainte des Mourides, fondée en 1885 par Cheick Amadou Bamba ; mais il existe aussi une «Touba» dans le Mahou en Côte-d'Ivoire, et enfin une « T(o)uba », en Moyenne-Guinée, sur les rives de la Koumba, à mi-chemin entre Labé et Kadé, fondée elle aussi au début du XIXe siècle (1815) par un Diakhanké, Karamokhoba Diaby dit « Djankate Karan Walo », originaire de Didé ou Dia (Sénégal).

 

dot Il ne faut donc pas confondre les chants « Tubaka » et « Touba » (Bamba), ce denier à la gloire de Cheick Amadou Bamba ; voyez l'interprétation de Pa Bobo Jobarteh pour « Touba ».

 

dot «Le surnom de « Tubaka » ou de « Tou » a été donné à un chanteur-danseur qui, n'étant pas griot, a été rejeté par sa famille qui lui dédaignait le droit d'être chanteur.» Bien que ce chanteur connût une grande renommée en Guinée dans les années 30 et 40, «Tubaka eut une triste fin. Car son jeune frère Kalil, qui était un grand commerçant riche et populaire, trouvait que son grand frère l'humiliait en chantant et dansant pour le public sur la place du village. Aussi Kalil qui était influent intervint auprès de l'administrateur qui expulsa le danseur de charme émérite. »

 
source : MAMADI Kaba, Anthologie de chants mandingues, L'Harmattan, pp.171 ~ 178
 

dot Assez récent, cet air « était très en vogue de 1935 à 1940 » mais a été repris maintes fois - surtout par les korafoláluUn korafolà est un joueur de kora en Mandinka (qui fait parler la kora) - korafolàlù, au pluriel.  - ces derniers temps grâce à sa richesse d'harmonie et pour son thème original : il montre bien que malgré la place importante que tiennent les griots dans la société mandingue, leur condition resta longtemps inférieure à bien des égards dans cette société.

 

puce Salif Keita, du temps où officiait chez les Ambassseurs Internationaux, a souvent chanté “Tubaka” dans des arrangements modernes (Kandoun). Il s'est aussi inspiré de ce thème pour sa chanson “Seydou Bathily”.

 

dot Interprètes célèbres de « Tubaka » :

 
  Sory Kandia Kouyaté, Grand Prix du Disque 1970 © Bolibana Records
  Toumani Diabaté, Kaïra, Hannibal Records, 1989, Rykodisc Label
  Y. Sissokho, Lassana Kouyate, Mangala, Chants et musiques de griots, © Air Mail Music, 2001
  Ablaye Cissoko, Diam, 2002 - © & (P) Ma Case - 030920
 
 
 
 
 
 
 
 
Prince Diabate plays Tubaka
 
AMSD Acoustic Music San Diego, CA, May 17, 2008 filmed by Steve Laub with Prince Diabate: Kora, Vocals - Ken Rosser: acoustic guitar and Becky Allen: segue-segue
 
 
Ajoutée par princediabate le  11 oct. 2008
 
 
 
 
 
Concerto di kora solo. Evento organizzato da T.P.Africa (www.tpafrica.it) e Maggio Sermonetano.Video di Alessandro Ciaccini
 
Ajoutée par tpafrica le  28 nov. 2008
 
 
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TUBAKA

Français 

 
Griots from Haut-Sénégal- Col. FREY, Côte occidentale d'Afrique -1890 - Gallica (Bnf)
Others writings : Toubaka - Touba - Nanibaly
 
Way of playing and specific tuning :Sauta or Tomora Meseng More about Tomora Meseng scale
 

dot «Tubaka» means «dwellers of T(o)uba» ; a lot of cities in West Africa are called «Touba» ; there is a «Touba» in Senegal, the holy city of the Mourides, grounded in 1885 by Cheick Amadou Bamba ; but there is an another «Touba» in the Mahou in Ivory Coast, and again an another «Touba», in Middle-Guinea, on the river sides of Koumba, at the middle way between Labe and Kade.

 

dot So the folksongs « Tubaka » and « Touba » should not be confused, for (Bamba) « Touba »is a praising song dedicated to Cheick Amadou Bamba ; just check Pa Bobo Jobarteh for « Touba ».

 

dot « The nick-name of « Tubaka » or « Tou » has been given to a singer-dancer who, for he was not a « jeli», has been banned by his family who refused to him the right to be a singer. »

dot Indeed, « Tubaka has fallen in a bad end. For his younger brother, Kalil, who was a rich and popular merchant, felt that his elder brother was humiliating him by singing and singing in front of the public on the market place. Kalil who was an influent man has called in the administrator who banned the charming and brilliant dancer. »

 
source : MAMADI Kaba, Anthologie de chants mandingues, L'Harmattan, Paris, pp. 171 et 178 - [bibliography]
 

dot Quite recent, that tune «was on the mood in 1935 to 1940 » but it have been performed again and again many times- especially by kora players - these last years because of its "modern" harmonic resonances and also its original topic : indeed, in this song, it is obvious that, even if jèlílua jèlí (plural, jèlílu) is a bard, loremaster, and praise-singer in the Manding areas whose functions are story-telling, speaking about lineages, singing and playing music as he want and hear it... Read more. take a great part in the society, their condition has been always inferior on many points of view...

 

puce Salif Keita, when he was part of the Ambassseurs Internationaux band, sang many times that popular tune (Kandoun) and composed a famous modern remix of it untitled “Seydou Bathily”.

 
 

dot Others famous versions of «Tubaka» by :

 
  Sory Kandia Kouyaté, Grand Prix du Disque 1970
  Toumani Diabaté, Kaïra, Hannibal Records, 1989, Rykodisc Label
  Y. Sissokho, Lassana Kouyate, Mangala, Chants et musiques de griots, © Air Mail Music, 2001 Sunset France
  Ablaye Cissoko, Diam, 2002 - © & (P) Ma Case
 
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