LAMBAN

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Autres graphies : Lamba - Jaliya - Jeliya - Djelidon - Mandé Djeli - Sandiya
 
Type d'interprétation et d'accordature spécifique sur la kora :
Cet air se joue généralement en SautaEn savoir plus sur l'accordature Sauta... ou en Sila BaEn savoir plus sur l'accordature Silaba...
 

«Griot du pays de Galam - Joueur du tam-tam»- Gravure conservée à la Bnf

dot À l'origine, «Lamban» était dédié à la famille Kouyaté, les premiers griots du Mandé. Les descendants de Balla Fasseke Kouyaté, sont considérés comme les gardiens de la tradition.

 

Voici ce que nous dit l'historien Cheick Oumar CAMARA :

 

« La «Lamban» est née du Manding médiéval.

Mais que veut dire ce nom ? Remontons à la conférence de Kourou-Ken fouga, conférence constitutionnelle du 1er Empire Manding avec son 1er Empereur Naren Mankan Diata ou SoundjataSundjata est le chant le plus célèbre de la tradition mandingue. On connaît cet air aussi sous le titre de L' Hymne à l'Arc ou encore Simbo. Sundjata est le chant tiré du panégyrique Sundjata [faassa] consacré au fondateur de l'Empire du Manden... Lire la suite. Keïta d'illustre mémoire.
[...] Il convoqua une grande conférence dans un très vieux champ de bataille devenu à son temps une belle et vaste clairière appelée « Kourou-Kéng-fouga ». Là, il procéda à la constitution de l'Empire et à la réparation des « Ton » c'est-à-dire chef de Province.
A la nuit tombée, tous les griots ici présents, qu'ils soient de Sosso ou de Gao, se sont retrouvés pour organiser une grande veillée et fêter « L'Union Manding ». Ne devaient prendre part à cette veillée que les griots seuls. Tous les autres n'étaient que de simples spectateurs, y compris l'Empereur lui-même. Combien de chansons ont été composées et chantées cette nuit là ? Combien de proverbes d'adages, de dictons ? Les griots rivalisaient dans l'art de capter l'attention du public, on chantait, on dansait dans de grands boubous avec l'ampleur gracieuse de tous les mouvements du corps : balancements des membres de la tête aux pieds, avec des pas imitant les sauts cambrés des chevaux de guerre. Il y avait de l'enthousiasme et de l'abondance. Il y avait assez de tout. Comble de bonheur et d'enseignement ! C'était «Lamban», c'est-à-dire «assez de tout» ! La «Lamban» est encore appelée Djeli-Doundoun. »

 
source : Cheick Oumar CAMARA, Ethiopiques n° 57-58,1993
 

dot Aujourd'hui, «Lamban» est l'hymne de tous les jèlílu. À travers «Lamban», les jèlílu se mesurent et communient.

Il existe plusieurs variations sur «Lamban» mais je n'en connais bien que deux :

 

1. « Lamban »  

2. « Lamban Ba »   (le grand Lamban)

 

dot « Lamban Ba » est, pour ainsi dire, une variation de « Lamban » ; cette variante se caractérise par un rythme plus rapide (doublement de certaines notes de « Lamban ») et une basse plus appuyée qui doit soutenir (ou imiter) la pulsation des tambours. Elle se rapproche aussi de la version de « Lamban » pour balafon , dite « Balanden - Lamban ».

 

dot En fait, dans l'interprétation de « Lamban », « Lamban Ba » constitue le point culminant du chant, le moment essentiel où le clan des «jèlílu » communie.

 

dot Notez que cet air est souvent appelé « Djely(i)a » (l'art du jèlí) en référence au refrain célèbre ou encore « Djeli don » (La Danse des Griots) quand il est interprété au djembé. Il s'appelle aussi « Sandiya » (Heureuse année) pour célébrer la fête de la nouvelle année.

 
 
Sory Kandia Kouyate - Lamban from L'Epopée du Mandingue vol.2
 
Youtube : Ajoutée par AboubacarSiddikh le 14 déc. 2010
 
 
Lamban, featuring Tapa Demba/vocal and Mariatou Camara/dance.
Performance by Manding Jata from March 27, 2009 at PepperdineUniversity, Malibu.
 
© mandingjata on You Tube
 
 

Jaliya par Ali Boulo Santo - Kora par aliboulosanto
 
 
Jaliya
 

Video D. Labanère- 2011

 
 
Lamban
 
par Mohamed Kouyate, Maître de Balafon.
 
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LAMBAN

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Others writings : Lamba - Jaliya - Jeliya - Djelidon - Mandé Djeli - Sandiya
 
Way of playing and specific tuning : Sauta or Sila BaMore about Silaba scale 
 

dot In the beginning, «Lamban» was devoted to the Kouyate lineage, who belonged to the very first family of jèlílu in Mande. The progenies of Balla Fasseke Kouyate are now well known in Manden as tradition keepers.

 

dot Here's what Cheick Oumar CAMARA (historian) tells us :

« The « Lamban » comes from the medieval Manding.

 

«Griot from Galam area - Djembé player»- Engraving - Bnf

But what means that word ? Let's go back to the conference in Kourou Kanfouga, the first constitutional conference of Manding Empire hed by his first emperor, the famous Naren Mankan Diata orSundiata Keita.
[...] He summoned a major conference in a very old battlefield in time become a vast and beautiful glade called "Kourou Keng-fouga". There, he proceeded to the constitution of the Empire and the repair of "Ton " that is to say, leader of Province.

 

At night, all the jèlílu here, whether from Soso or Gao, met in order to organize a great evening and celebrate "The Manding Union." Only jèlílu were to take part in that vigil. All others were mere spectators, including the Emperor himself. How many songs were composed and sung that night ? How many proverbs, sentences ? The griots competed in the art of capturing public attention, sang and danced in large trousers with all the graceful body movements : swinging head to toe, imitating jumps of the war horses. There was enthusiasm and abundance. There was enough of everything. Enough of happiness and education ! It was « Lamban » that is to say « enough of all » ! The «Lamban » is also known as Djeli- doundoun. »

 
source : Cheick Oumar CAMARA, Ethiopiques n° 57-58,1993
 

dot Today, « Lamban » is the anthem of all the jèlílu. When they sing « Lamban », the jèlílu use to challenge themselves and communicate.

 

dot There are several variations of « Lamban » but I only know well two of them :

1. « Lamban »  

2. « Lamban Ba »   (the "great" Lamban)

 

dot « Lamban B a» is a like version of «Lamban» ; this variation is characterized by a faster rythm (some keynotes of Lamban are doubled in a quavering mode and the bass line is increased in order to support (or imitate) the pulsation either of the drums or bala.

 

dot Actually, when « Lamban » is performed, «Lamban Ba» constitutes a climax of the song, the very key time when all the clan of the «jàlílu » is communicating.

 

dot Note that this tune is often called «Djaly(i)a» (art of the jàlí) referring to its famous chorus or also « Djeli don » (The Jàlí Dance) when performing it on the djembé. And also «Sandiya» in the New Year eve.

 
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